Drapez vous, armez vous de vôtre Foi, fiers chrétiens! Le Seigneur vous envoie!
Drapez vous, armez vous de vôtre Foi, fiers chrétiens! Le Seigneur vous envoie!
BIEN CHANTER
"Il prie deux fois, celui qui chante bien". Cette affirmation de saint Augustin, curieusement, a été relayée dans les années 70 et 80 sous une formulation curieuse "Chanter, c'est prier deux fois". Citation fausse, donc ! Saint Augustin parlait de "bien chanter", c'est-à-dire de produire un chant de qualité (croit-on vraiment que saint Augustin parlât uniquement en symboles ? Ce serait mal connaître cette époque !). Voici donc que désormais, aux dires de certains, il suffit de chanter ; que ça soit bien fait ou mal fait, peu importe, c'est automatique : on prie deux fois dès qu'on chante, que ce soit du chant grégorien, de la polyphonie de Palestrina, ou "Jésus reviens parmi les siens" à la guitare... c'est pareil.
Comment en est on arrivé là ? Il fallait donc que la qualité dérange, pour qu'on puisse affirmer, comme on l'a entendu maintes fois : "Du moment qu'on y met de la bonne volonté, c'est bien pareil". Et voilà tout le problème : quelqu'un chante mal, il essaye de son mieux, ça ne donne rien de plus... mais parce qu'il a essayé le voilà paré d'un seul coup de la qualité de meilleurs chanteurs.
Passons sur l'historique de ce changement très néfaste de philosophie, qu'on trouvera expliqué sur ce même site dans la "Petite histoire du chant liturgique" (lien en bas de page). Intéressons-nous, puisque c'est le thème de cette page, aux valeurs en cause.
LA FACILITE
Je ne peux résister à l'envie de citer encore le compositeur et maître de chapelle Joseph Samson à propos de la facilité : "Je ne peux m'empêcher de penser au nylon : ça se lave vite, ça sèche vite, et il n'y a même pas besoin de le repasser". Ainsi, ce mauvais tissus directement fabriqué à partir de produits pétroliers, parce que son usage est "facile", se serait retrouvé haussé au même rang que la soie et le velours ?
Le problème avec le "facile", ce n'est pas qu'il soit pratique et demande moins de travail. Le problème, c'est qu'il conduit l'homme à ne plus faire le moindre effort. Ainsi est apparue, dans les années 80, une certaine liturgie "presse bouton", où le prêtre se suffit à lui-même pour dire la messe, allumer les lumières, lancer les cloches, démarrer le lecteur de CD, etc... et tout ça grâce à la sacro-sainte télécommande, qu'il pose sur l'autel à côté du calice (!). Certains auront même incorporé des prises et boutons dans l'autel lui-même, c'est tellement... plus "facile" !
Ce "facile", l'accepte-t-on à la maison ? Oui. Du moins on l'a accepté dans les années 80, celle de la grande mode de la soupe en poudre, des meubles en plastique, et du bétonnage du littoral. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui nous pousse à revenir à la vraie soupe de légume bio, au mobilier en bon bois bien ciré, et au respect de la nature ? Une seule et même chose : le "soin".
Or, durant la messe, lorsqu'on chante, tout à coup le "soin" n'aurait pas sa place ? Il ne serait pas bon d'exiger que les chanteurs chantent bien, qu'ils fassent des efforts en répétant plus et mieux, qu'ils s'initient à un déchiffrage minimal, qu'ils travaillent leur voix pour éviter cet artifice qu'on appelle "micro", qu'ils fassent évoluer leur répertoire musical vers une vraie polyphonie ?
IMITER LE CREATEUR
Ce travail soigné des musiciens est-il un accessoire, une chose inutile ? Pourquoi est-on chanteur ou organiste, si ce n'est pour apporter du "Beau" dans la liturgie ? Dieu, selon les anciens, pouvait être vu en considérant quatre "transcendantaux" : le Beau, le Bon, le Vrai et l'Un. Le musicien, en produisant et donnant du Beau dans la liturgie, ne fait-il pas quelque chose de Bon ? Et si c'est Bon, n'est-ce pas une chose Vraie ? Et si elle est Vraie, n'est-elle pas Unifiante ? On peut dire sans hésiter que le musicien qui fait de la musique "vite fait mal fait", en oubliant de faire du "Beau", produit quelque chose qui est laid, mauvais, faux, et destructurant. Quelque chose qui nie le fait qu'il ait été créé à l'image de Dieu, qui nie qu'il doit également chanter voire composer dans la beauté, bonté, vérité et l'unité.
LE SOIN
Quelqu'un qui fleurit l'autel jette-t-il les fleurs en vrac dans les vases ? Quelqu'un qui range la sacristie n'aime-t-il pas qu'elle soit propre ? Quelqu'un qui sculpte une statue ne veut-il pas qu'elle soit belle ? Et pourquoi cela ? Parce que le "soin" traduit l'amour de ce que l'on fait et l'amour pour qui on le fait. Et que fait-on ? Qu'est-ce que c'est que la liturgique, sinon un dialogue avec Dieu, et la participation à la Cène du Christ via le prêtre ? Peut-on dire que ce dialogue doit être fait en langage SMS, et peut-on dire que nous communions au Corps du Christ avec la nonchalance d'un consommateur de MacDo ?
Non, bien sûr. Il faudrait ne pas aimer le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, pour ne pas vouloir soigner notre comportement face à Lui.
Or, pourtant, la seconde moitié du XXe s. a promu une grande entreprise de conversion des catholiques au "facile", à une liturgie qui tient plus de la dînette que de la préfiguration de la Jérusalem céleste. Les textes des chants nous parlent de l'homme, d'un Dieu "papa", d'un Jésus "copain" et d'un Esprit "de fête" ; les musiques sont celles de comptines pour les petits enfants ; la prosodie monosyllabique ne dépasse pas le niveau d'une bonne chanson de variété (parfois aussi celui d'une mauvaise).
Or le soin est la traduction de l'amour. L'amour de Dieu, du Christ et du Saint Esprit est le moteur de la prière de chacun (1er commandement : "Tu aimeras ton Dieu comme toi-même"). En partant du contraire on arrive à une conclusion simple : pas de soin = pas d'amour = pas de prière.
Le musicien qui ne se soucie pas de soigner son art devant Dieu et les hommes, que fait-il, sinon se mentir à lui-même sous le regard de Dieu ? Est-il crédible ? Mérite-t-il de se voir confier la responsabilité d'orner la liturgie et d'aider les paroissiens à tourner leurs âmes vers Dieu, si son "art" est en cela inefficace ?
DU POSSIBLE ET DE L'IMPOSSIBLE
Bien sûr, il est des contextes où les moyens manquent cruellement, où l'on manque de tout, de chef de chœur, de choristes, d'organiste, de bons livres de musique, etc. Dans de pareil cas, il y a toujours un bénévole (au sens strict : "qui veut [faire] le bien") dont on va charger les épaules, et qui ne pourra pas toujours porter un tel fardeau.
Mais pour autant, les bénévoles ne sont pas seuls au monde. Une paroisse isolée ? Un manque de moyen ? De vraies urgences ? Eh bien il y a un service chargé de la liturgie dans tous les diocèses, et il ne faut certainement pas hésiter à demander - voire exiger - des solutions. Il faut demander des partitions, demander des CD, demander des formations. Il faut dire "C'est urgent !", rappeler aux chargés de la musique dans les diocèses que leur travail est de porter assistance aux paroisses démunies. Et s'il n'y a pas de telles personne et/ ou de tels services, il faut rappeler aux évêques que le Concile Vatican II a demandé qu'il y ait de telles structures, et que si, 50 ans après, il n'y en a pas, c'est qu'il y a un sérieux problème !
Et si vraiment un diocèse n'est pas capable de former des chefs de chœur et des choristes - en contradiction totale avec les instructions du Concile - alors il reste la possibilité de s'instruire sur internet. Les sites ne manquent pas, qui fournissent une documentation solide sur la musique sacrée, sur les théorie musicale en général, sur les règles du chant liturgique, sur les textes magistériels. Qui peut oser dire ajourd'hui qu'il ne trouve aucune information ? Les premiers sites internet mettant en ligne des documents sur cette question sont apparus peu avant 2000. Depuis, les sources documentaires sont nombreuses, et tout le monde peut y accéder.
Il ne s'agit pas de demander les moyens de faire des progrès pour "réussir", comme le feraient des musiciens concertistes. Il s'agit de demander les moyens d'avancer dans la qualité et le soin ; c'est un apostolat en soi, et il doit porter du fruit.
LA SPIRITUALITE DANS L'ACTION
Quelle est, dans le fond, l'urgence dont les diocèses doivent s'emparer ? Qu'on forme des chefs de chœur, des organistes et des choristes ? Oui, certes ! Mais la finalité n'est pas là. La finalité est que la liturgie suppose une expression d'amour pour Dieu (Père-Fils-Esprit) et AUSSI pour l'Eglise Catholique Romaine. Plus que jamais il s'avère nécessaire de rappeler qu'une authentique pratique religieuse ne peut exister sans ce double amour (et non pas un seul des deux !).
Nul n'est tenu à l'impossible, dit le dicton populaire. Mais nul n'est dégagé de la nécessité de se former pour avancer encore vers le Beau, le Bon, le Vrai et l'Unité. Prétexter de carences, de manque de moyen, de faiblesses, de manque de temps, pour stagner et garder toute une communauté de fidèles dans l'absence de progrès est en contradiction avec le souci d'aimer ses frères, d'aimer l'Eglise, et d'aimer Dieu.
Inutile de prier pour espérer avoir d'autre choristes si on ne les attire pas par la qualité et l'enrichissement du répertoire. Inutile d'adresser des suppliques aux saints patrons de la musique afin qu'il y ait de la relève, si ni la famille ni les écoles chrétiennes ne se soucient de former les enfants au chant sacré (comme le demande le Concile, là encore). Comme le disait Charles Péguy : "Demander la victoire à Dieu sans combattre, je crois que c'est impoli."
Le chef de chœur, les choristes et les organistes doivent prier pour qu'ils aient de la relève. Mais ils doivent AUSSI la susciter, par l'exemplarité, l'engagement, la sollicitation des parents et du corps enseignant catholique, la demande explicite de soutien dans cette voie par leurs curés de paroisses. Ils doivent aussi montrer qu'ils ne pratiquent pas le chant sacré simplement pour faire du "remplissage" liturgique, pour faire "fonctionner" la chose, mais parce que leur vision est celles d'artistes qui relient le Ciel et la terre par le Beau. Faute de cette dimension spirituelle, les musiciens d'église ne sont pas crédibles.
UN INVESTISSEMENT SPIRITUEL POUR DEMAIN
A chaque fin de chaque messe, les musiciens, et surtout le chef de chœur
ou le maître de chapelle, ne doivent pas dédaigner de prendre un peut de temps devant la présence réelle de Jésus Christ au tabernacle, et de se poser, dans le silence intérieur, trois questions
:
- ai-je vraiment fait cette semaine tout ce qu'il avait à faire pour bien exécuter les chants de ce dimanche ?
- ai-je vraiment fait ces mois-ci tout ce qu'il fallait pour faire progresser toute la communauté ?
- est-ce que cette année je fais vraiment ce qu'il faut pour préparer la relève des choristes, et de moi-même ?
Ces questions, on peut se les poser tous les jours chez soi, et fuire la réalité. Mais se poser ces mêmes questions devant le Christ, c'est autre chose : on ne peut pas se défiler. Et tant mieux.
La conclusion de toute cela est très simple : faute de soin, d'amour et de spiritualité, mais aussi de volonté, dans l'exercice de la musique sacrée, il n'y aura aucune relève. Ce que nous impulsons pour aujourd'hui prépare la moisson pour dans dix ans ou quinze ans. La relève que nous suscitons aujourd'hui sera celle de demain. Et pour l'instant, que voyons-nous se profiler à l'horizon ? Des messes du dimanche sans chant ! Mais le plus grave, c'est que cela semble n'inquiéter personne. Dieu voit. Craignons la parabole des talents : ceux qu'Il nous a confiés et dont nous n'avons rien fait, Dieu les reprendra. Oserons-nous alors nous plaindre ?
Introït: Ego clamavi
Graduel: Salvum fac populum
Alléluia: Lauda, anima mea
Offertoire: Meditabor
Communion: Domine, Dominus noster
Messe du XXVIIème dimanche du temps ordinaire
Introït: In voluntate tua
Graduel: Domine, refugium
Alléluia: In exitu Israel
Offertoire: Vir erat
Communion: In salutari tuo
Lectures:
Livre d'Habacuc 1,2-3.2,2-4.
Combien de temps, Seigneur, vais-je t'appeler au secours, et tu n'entends pas, crier contre la violence, et tu
ne délivres pas !
Pourquoi m'obliges-tu à voir l'abomination et restes-tu à regarder notre misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent.
Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit la vision, bien clairement sur des tablettes, pour qu'on puisse la lire couramment.
Cette vision se réalisera, mais seulement au temps fixé ; elle tend vers son accomplissement, elle ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra
certainement, à son heure.
Celui qui est insolent n'a pas l'âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité.
Psaume 95(94),1-2.6-7.8-9.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,6-8.13-14.
Fils bien-aimé, je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t'ai imposé
les mains.
Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de raison.
N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour
l'annonce de l'Évangile.
Règle ta doctrine sur l'enseignement solide que tu as reçu de moi, dans la foi et dans l'amour que nous avons en Jésus Christ.
Tu es le dépositaire de l'Évangile ; garde-le dans toute sa pureté, grâce à l'Esprit Saint qui habite en nous.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,5-10.
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer',
et il vous obéirait.
« Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs : 'Viens vite à table' ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : 'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour. '
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir.
' »
Sources: L'Evangile au Quotidien et Christus Rex
Sancta Teresia a Iesu Infante,
virginis
Introït: Ego autem in Domino speravi
Graduale: Unam petii
Alleluia: Laudate Dominum
Offertorium: Benedic anima mea
Communio: Narrabo
Lectures:
Livre de Job 38,1-3.12-21.40,3-5.
Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job :
« Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ?
Prépare-toi au combat, comme un brave. Je vais t'interroger, et tu m'instruiras.
As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore,
pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ?
Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ;
elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait.
Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ?
As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ?
As-tu idée de l'immensité de la terre ? Dis-le donc, si tu sais tout cela !
De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ?
Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ?
Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! »
Job répondit alors au Seigneur :
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »
Psaume 139(138),1-3.7-8.9-10.13-14.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
Où donc aller, loin de ton souffle ? où m'enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.
Je prends les ailes de l'aurore et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.
C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu,
Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de
deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
La fermeture récente du blogue Notre Dame des Neiges laisse un vide dans la blogosphère catholique traditionnelle.
Ce blogue proposait en effet les textes de la Messe dans la forme ordinaire de l'unique rit romain, pour les dimanches et certaines fêtes. Je me propose modestement de reprendre cette tâche utile.
Voici donc les textes de la Messe des Saints Archanges, le 29 septembre:
Introït:
Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les
cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des millions d'êtres le servaient, des centaines de millions se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l'on ouvrit des
livres.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant
lui.
Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera
pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.
Psaume 138(137),1-2.3.4-5.
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »
Alléluia
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai
vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de
l'homme. »
Offertoire
Stetit angelus
Communion
On pourrait facilement appliquer ces paroles à la liturgie: une liturgie qui chercherait à être attirante ferait fausse route; la liturgie n'est pas faite pour attirer les fidèles mais pour louer le Seigneur. Le pape avait d'ailleurs rappelé ce principe dans un discours qu'il avait adressé, au coursde son voyage en Autriche, aux Cisterciens d'Heiligenkreuz.
James MacMillan, l'un des grands compositeurs catholiques, rejoint Benoît XVI. En janvier, il avait écrit au Herald: "Beaucoup soupçonnent qu'il y a
dans l'Eglise certains milieux qui ont perdu la vision et l'espérance que la liturgie et les sacrements apportent au monde. Depuis les années 70, et jusqu'à nos jours, il y a des gens qui tentent
de se convaincre eux-mêmes et de convaincre les autres qu'en introduisant des liturgies "folk" émotionnelles et sympas, ils feraient en sorte que les jeunes continuent d'aller à l'église, alors
qu'en réalité cela les a repoussés en masse.
Notre liturgie sacrée a été dévaluée, et traitée comme un supplément esthétique à la vie chrétienne, et non comme son coeur vivant. L'esprit de la vraie réforme
[voulue par Vatican II] a été trahi par la mauvaise direction délibérée d'activistes liturgistes."
Textes du Bienheureux Charles de Foucauld
« Etre Apôtre… comment ? »
D’une lettre à Joseph Hours, Assekrem, le 3 mai 1912
Monsieur,
Je reçois votre lettre, qui me dit, sur le besoin qu’a partout, en France comme en pays de missions, l’œuvre ecclésiastique d’être renforcée d’une œuvre laïque, des choses bien vraies – que je pense moi-même depuis longtemps… Comme vous le dites, les mondes ecclésiastiques et laïcs s’ignorent tellement que le premier ne peut donner à l’autre.
Il est certain qu’à côté des prêtres, il faut des Priscille et des Aquila, voyant ceux que le prêtre ne voit pas, pénétrant où il ne peut pénétrer, allant à ceux qui le fuient, évangélisant par un contact bienfaisant, une bonté débordante sur tous, une affection toujours prête à se donner, un bon exemple attirant ceux qui tournent le dos au prêtre et lui sont hostiles de parti pris. […]
La charité, qui est le fond de la religion (« le premier devoir est d’aimer Dieu, le deuxième, semblable au premier, est d’aimer son prochain comme soi-même »), oblige tout chrétien à aimer le prochain, c'est-à-dire tout humain, comme soi-même, et par conséquent à faire du salut du prochain, comme de son propre salut, la grande affaire de sa vie. Tout chrétien doit donc être apôtre : ce n’est pas un conseil, c’est un commandement, le commandement de la charité.
Être apôtre, par quel moyen ? Par ceux que Dieu met à sa disposition : les prêtres ont leurs supérieurs qui leur disent ce qu’ils doivent faire…Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu’ils peuvent atteindre : leurs proches et leurs amis d’abord, mais non eux seuls, la charité n’a rien d’étroit, elle embrasse tous ceux qu’embrasse le Cœur de Jésus.
Par quels moyens ? Par les meilleurs, étant donnés ceux auxquels ils s’adressent : avec tous ceux avec qui ils sont en rapport sans exception, par la bonté, la tendresse, l’affection fraternelle, l’exemple de la vertu, par l’humilité et la douceur toujours attrayantes et si chrétiennes ; avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ni de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, aimant, étant un tendre frère et priant ; avec d’autres en parlant de Dieu dans la mesure qu’ils peuvent le porter ; dès qu’ils en sont à la pensée de rechercher la vérité par l’étude de la religion, en les mettant en rapport avec un prêtre très bien choisi et capable de leur faire du bien… Surtout voir en tout humain un frère.
D’une lettre à Louis Massignon, Tamanrasset, 1eraoût 1916
Pensez beaucoup aux autres, priez beaucoup pour les autres.
Vous dévouer au salut du prochain par les moyens en votre pouvoir, prière, bonté, exemple, etc… c’est le meilleur moyen de prouver à l’Epoux divin que vous l’aimez : « Tout ce que vous faites à un de ces petits, c’est à moi que vous le faites »…
L’aumône matérielle qu’on fait à un pauvre, c’est au créateur de l’Univers qu’on la fait, le bien qu’on fait à l’âme d’un pécheur, c’est à la pureté incréée qu’on le fait… Dieu a voulu qu’il en fût ainsi pour donner à cette charité envers le prochain dont il a fait le deuxième devoir « semblable au premier » une véritable similitude avec ce premier de l’amour de Dieu… Il n’y a pas, je crois, de parole de l’Evangile qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : « Tout ce que vous faites à un de ces petits, c’est à moi que vous le faites ». Si on songe que ces paroles sont celles de la Vérité incréée, celles de la bouche qui a dit « Ceci est mon corps… Ceci est mon sang », avec quelle force on est porté à chercher et à aimer Jésus dans ces « petits », ces pécheurs, ces pauvres, portant tous ses moyens matériels vers le soulagement des misères temporelles…
Vu via le FC sur Eschaton:
Je me propose
d’analyser ici la troisième partie du livre de Caroline Fourest et Fiammeta Verner Les nouveaux soldats du pape. Caroline Fourest fait partie de la communauté des experts régulièrement sollicités par les médias pour
s’exprimer sur les questions de laïcité ou de radicalisme religieux. Mais son statut d’experte n’est qu’un paravent destiné à tromper le public, car Caroline Fourest est avant tout une militante
enragée de l’idéologie du genre (elle fait partie, avec sa compagne Fiammetta Venner, des fondatrices de l’association prochoix *). Caroline Fourest et Fiammetta Venner sont également acharnées à
défendre le laïcisme dans toute sa radicalité. Mademoiselle Fourest n’a donc rien de l’observatrice neutre et détachée que laisse entendre son statut d’experte. Tout comme un Christian Terras,
systématiquement invité à vomir sur les plateaux de télévision (souvent sans contradicteur) les choix de l’Eglise catholique, Caroline Fourest est donc une créature des médias ( dans le couple
qu’elle forme avec Fiammetta Venner c’est elle qui est la plus exposée médiatiquement). Sa fonction est de promouvoir la relégation dans la sphère privée de la foi chrétienne pour assurer la
domination, dans la sphère publique, de la foi laïciste et prochoix. Si elle jouit, dans le monde médiatique, d’un verni de neutralité c’est au motif qu’elle s’en prend à toutes les traditions
religieuses. Or, si elle est en effet critique envers toutes les formes de radicalité religieuse, il ne faut pas être dupe. En « extrême-occident », la dénonciation de tous les intégrismes n’est
qu’un procédé pour créer des amalgames, renvoyer dos à dos catholicisme et islam. C’est un procédé assez récent pour pousser encore plus en avant la foi laïciste en diabolisant le catholique qui
oserait défendre que sa foi a un horizon politique, qui oserait, au nom de sa foi, mener un combat politique contre l’avortement ou se battre, conformément à toute la tradition catholique, pour
que la loi morale naturelle soit la boussole de la démocratie.(**)
Caroline Fourest se prétend naturellement indépendante mais elle est intégralement aliénée au politiquement correcte, juste bonne à déblatérer les inepties, les mensonges, les déformations et les
approximations qui constituent le fond de commerce de ce prêt-à-penser. La preuve par son livre insane, bourré d’erreurs, de partis pris idéologiques, de superficialité. Ce qui est le plus
navrant c’est qu’une telle personne recueille également de l’audience auprès de certains catholiques. Car elle se joue de la crise actuelle de l’Eglise, cherchant à pousser les progressistes au
clash avec la hiérarchie. Caroline Fourest est une des pires ennemies de l’Eglise catholique. Tout fidèle doit être instruit de ses méthodes. Le livre de Caroline Fourest et de Fiammetta Venner
ayant largement inspiré celui d’une autre créature des médias très en cours auprès des catholiques progressistes, le tristement célèbre, pour ses désinformations et manipulations, Henri Tincq, je
vais dans un premier temps analyser le livre de Caroline Fourest et dans un second temps, dans un prochain article, celui de Tincq en dégageant tout ce qu’il doit aux élucubrations de Caroline
Fourest de Fiammetta Venner .
Avant de réduire en bouille la 3e partie du livre de Fourest et Vanner (***), résumons quels sont les axes principaux de la grille de lecture de Fourest et Vanner.
1) Au concile Vatican II l’Eglise aurait
abandonné sa prétention à détenir le monopole de la vérité, professant une sorte de relativisme religieux.
2) la doctrine de l’Eglise doit aller dans le sens de la modernité, les modernistes sont ses meilleurs guides
3) Les traditionalistes s’opposent aux modernistes, Benoît XVI leur emboîte le pas. Ensemble ils trahissent l’âme de Vatican II
Il s’agit donc de faire la démonstration de l’imbécilité profonde de chacun de ces points.
ANALYSE
1) Au concile Vatican II l’Eglise aurait
abandonné sa prétention à détenir le monopole de la vérité, professant une sorte de relativisme religieux.
La thèse fondamentale que Caroline Fourest et Fiammetta Venner développent dans la dernière partie de leur livre, Les nouveau soldats du pape, consiste à dire que lors du concile Vatican II l’Eglise a
décidé de faire peau neuve, qu’elle a profondément remanié ses dogmes. A les suivre, l’Eglise se serait réconciliée avec le monde moderne, aurait renoncé à détenir le monopole de la vérité et
serait devenue dissoluble dans le libéralisme. Bref, en suivant ces deux puissantes théologiennes, l’Eglise aurait tout simplement renoncé, lors du concile Vatican II, à être l’Eglise. Or
déplorent-elles, depuis Jean Paul II une réaction a pris forme qui trouve son achèvement avec Benoît XVI. Jean Paul II aurait tout simplement cédé aux affreux « intégristes » qui,
disent-elle, « instrumentalisant la
tradition à des fins politiques... ». C’est à mourir de rire : toute la vision de Vatican II et de l’Eglise que se font nos deux aficionados du laïcisme et de la théorie du gender est dictée par une grille de
compréhension idéologique et politique mais ce sont les traditionalistes, selon elles, qui instrumentalisent la religion à des fins politiques. Elles soumettent donc le concile Vatican II à leur
formatage idéologique et politique et entendent faire la leçon aux traditionalistes qui ne feraient que de la politique. Mais qu’en savent-elles puisqu’elles n’entendent absolument rien à la foi
catholique, qu’elles n’entendent absolument rien à la théologie ?
Selon Fourest, l’ouverture au monde, voulu par le Concile Vatican II, serait tout simplement synonyme de l’abandon par l’Eglise catholique de sa prétention à détenir le monopole de la vérité.
Fourest ne le dit pas explicitement, mais elle prétend que c’est ce point qui valut à Vatican II les foudres des traditionalistes. Il est vrai que certains traditionalistes estiment qu’à Vatican
II l’Eglise a renoncé au monopole de la vérité, mais cela ne signifie pas qu’ils ont raison quand ils imputent cette intention au Concile. Or toute la stratégie de Fourest consiste à définir le
contenu du concile Vatican II à partir des positions de certains traditionalistes. A de nombreuses reprises elle insinue que le Concile Vatican II a fait ce choix de renoncer à détenir le
monopole de la Vérité. Elle suggère, par exemple, que Jean Paul II, malgré son opposition au modernisme, n’alla quand même pas jusqu’à suivre les traditionalistes qui refusaient que l’Eglise
abandonne le monopole de la vérité. Elle écrit "Jean Paul II était lui-même très opposé aux idées modernistes souvent associées à une interprétation trop ambitieuse de Vatican II, mais son attachement viscéral à
l'œcuménisme le tenait malgré tout à distance de certains traditionalistes allergiques à l'idée que le catholicisme cesse de prier pour la conversion des juifs ou renonce à détenir le monopole de
la vérité sous prétexte de dialogue interrelgieux." Elle écrit également que Benoît XVI cherche à tout prix à réaffirmer la supériorité de l’Eglise
catholique « Voilà bien, écrit-elle,
l’effet du retour en grâce du missel préconciliaire grâce à l’adoubement d’un pape ouvertement décidé à réaffirmer la supériorité de l’Eglise catholique sur les autres croyances
», comme si
l’Eglise catholique avait une seule fois renoncé à être la seule gardienne du dépôt la foi.
Si l’on prend le soin de lire les textes du Concile on s’aperçoit vite de l’absurdité de l’idée qui voudrait que l’Eglise aurait adopté, lors du Concile, un relativisme religieux.
Démonstration
L’ouverture au monde fut en effet voulue pas Vatican II. Elle ne signifiait cependant pas que l’Eglise renonçait à être la seule détentrice de la vérité, mais qu’elle cherchait à développer une
nouvelle pastorale dans la transmission de la vérité. Pastorale que défendait notamment le futur jean Paul Ier en ces termes « si vous rencontrez une erreur, plutôt que de la déraciner ou de la pourfendre, voyez
si vous pouvez la traiter avec patience et permettre à la lumière d’éclaire le noyau de Bon et de Vrai, qui en général, ne manque pas de se trouver, même dans les opinions fausses.
»
La théorie des éléments de vérité présents dans d’autres traditions religieuses est aussi vieilles que l’Eglise elle-même. St Justin, au IIe siècle, la défendait en ces termes
: « chez tous (les païens) on trouve des
semences de vérité ; mais ce qui prouve qu’ils n’ont pas bien compris, c’est qu’ils se contredisent eux-mêmes », « sur certains points, nous sommes d’accord avec vos philosophes et vos poètes ;
sur d’autres, nous avons une doctrine plus haute et plus digne de Dieu ; seul enfin, nous prouvons ce que nous affirmons » (première apologie, 44 et 20). Mais jamais la doctrine
des semences de vérité présentes dans d’autres traditions n’a été comprise comme la reconnaissance que les autres religions avaient quelque chose à apporter au plan doctrinal au catholicisme. Le
texte de Lumen Gentium est très explicite et ne permet aucune discussion à ce sujet. Lumen Gentium explique en effet « Elle(L’Eglise catholique) n'a cessé d'exister au cours de l'Histoire, et toujours elle
existera, et c'est en elle seule que demeurent à jamais tous les éléments institués par le Christ lui-même. " ailleurs on peut également
lire « C’est là l’unique Église du Christ,
dont nous professons dans le symbole l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité, cette Église que notre Sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur
(Jn 21, 17), qu’il lui confia, à lui et aux autres Apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28, 18, etc.) et dont il a fait pour toujours la « colonne et le fondement de la vérité » (1 Tm
3, 15). Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion
avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par
eux-mêmes à l’unité catholique. »
La thèse des éléments de vérité présents dans les autres religions ne signifie donc pas que l’Eglise n’a pas le monopole de la vérité, mais tout au contraire que les vérités partielles présentes
ailleurs appartiennent en propre à l’Eglise catholique. Ce qu’exprime également Paul VI dans son credo ainsi « Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de
nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ
l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur
» Les
enseignements doctrinaux du magistère qui suivront, notamment Dominus Jesus, ne feront que confirmer cette vérité éternelle pour tout catholique : l’Eglise catholique est seule gardienne du dépôt intégral de la foi, donc de la vérité. C’est
formellement ce qu’enseigne Vatican II et toute interprétation qui va dans un autre sens fait violence au Concile Vatican II. Ainsi lorsque certains traditionalistes prétendent que l’Eglise a
renoncé, lors du concile du concile Vatican II, à détenir le monopole ils se trompent manifestement. Par contre ils ont raison de défendre orgueilleusement ce dogme contre les
progressistes.
Fourest et Venner sont donc prises ici en flagrant délit d’élucubration. Les traditionalistes sont en effet tout à fait fonder à soutenir que l’Eglise est la seule gardienne de la vérité puisque
Vatican II le dit également.
Question
dogmatique
Pour appuyer que les traditionalistes sont en rupture avec Vatican II, qui aurait introduit des nouveautés, Fourest laisse alors entendre qu’ils se justifient en invoquant une compréhension
arbitraire du dogme de l’infaillibilité et par extension des dogmes en général. Il faut faire un effort ici pour saisir dans quel chaos mental se débat la pauvre Caroline. Elle
écrit « les traditionnalistes organisent
une ligne de défense avant tout théologique. Ils s’appuient notamment sur les résolutions du concile Vatican I et sa définition de l’infaillibilité pontificale. Selon leur vision de ce dogme, le
Saint Esprit n’a pas été promis à Saint Pierre et à ses successeurs pour qu’ils enseignent quelque chose de nouveau, mais bien au contraire pour que les papes transmettent fidèlement cet
héritage» Or
s’il est une autre vérité de foi catholique fondamentale, c’est que la révélation est close avec la mort du dernier apôtre, rien de nouveau ne peut survenir. C’est ce que dit en effet Dei
filius… « Car la doctrine de la foi que
Dieu a révélée n'a pas été livrée comme une invention philosophique aux perfectionnements de l'esprit humain, mais elle a été transmise comme un dépôt divin à l'Épouse du Christ pour être
fidèlement gardée et infailliblement enseignée. Aussi doit-on toujours retenir le sens des dogmes sacrés que la sainte Mère Église a déterminé une fois pour toutes, et ne jamais s'en écarter sous
prétexte et au nom d'une intelligence supérieure de ces dogmes. Croissent donc et se multiplient abondamment, dans chacun comme dans tous, chez tout homme aussi bien que dans toute l'Église,
durant le cours des âges et des siècles, l'intelligence, la science et la sagesse ; mais seulement dans le rang qui leur convient, c'est-à-dire dans l'unité de dogme, de sens et de manière de
voir (Vincent de Lérins, Common. n. 28). » C’est à cette vérité que sont tenus les papes, leur infaillibilité ne peut donc pas être source d’innovation. Il ne s’agit pas d’une interprétation, c’est très
précisément mot pour mot ce que dit Pastor aeternus «Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son
assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi. »( vatican I, constitution Pastor aeternus)
Prétendre que l’interprétation des traditionaliste voulant que « le Saint Esprit n’a pas été promis à Saint Pierre et à ses successeurs pour qu’ils enseignent quelque chose de nouveau » n’est
qu’une « une vision du dogme de
l’infaillibilité »,
comme s’il pouvait en exister une autre, est une triple absurdité. C’est refuser d’admettre que l’Eglise enseigne depuis toujours que la révélation ne peut plus s’enrichir de nouveaux éléments,
que les dogmes ne font que rendre explicite ce qui était implicite et que l’infaillibilité pontificale est ordonnée à ce principe. Vatican II ne peut donc rigoureusement pas marquer une rupture
avec la tradition. C’est absolument impossible, mais il est naturellement nécessaire à Fourest et Vanner de le laisser croire puisque qu’elles veulent faire accréditer l’idée qu’au Concile
Vatican II l‘Eglise a tourné le dos à son passé.
Plus loin, nos deux grandes pourfendeuses d’intégristes tombent le masque en décrétant que le dogme de l’infaillibilité pontificale est un mythe. « L'obsession de Rome est de trouver un moyen de revenir sur les avancées de Vatican II
sans nuire au mythe de l'"infaillibilité pontificale. » Ainsi, celles qui prétendent que les traditionalistes ont une compréhension arbitraire du dogme de l’infaillibilité ( que leur
interprétation n’est qu’une vision) soutiennent pour leur part que dogme est un mythe. Difficile, à cette aune là, en effet, de trouver grâce à leurs yeux dès lors que l’on s’en tient
scrupuleusement à Pastor
aeternus. Mais par ces
quelques mots on voit que le livre de nos deux innocentes créatures, n’a rien d’un travail d’enquête neutre, que c’est un livre militant qui, sous couvert de défendre Vatican II et les «
modernistes », que les auteurs chérissent tant, est une attaque en règle contre l’Eglise, un livre destiné a semé la confusion, à déboussoler les catholiques eux-mêmes.
Un peu auparavant, toujours au sujet de l’infaillibilité, Fourest écrit « or lever l’excommunication reviendrait à mettre en cause l’infaillibilité papale à laquelle le cardinal Ratzinger est si attaché
». Mais où
vont-t-elles donc chercher tout cela ? Certes, le livre a été écrit avant la levée des excommunications des évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. Mais l’infaillibilité pontificale
n’avait pas été engagée dans l’excommunication de Mrg Lefevbre et des évêques qu’il avait ordonnés. Cette excommunication relevait d’ailleurs de la procédure laetae sententiae, c'est-à-dire
qu’elle s’appliquait spontanément ( conformément au code de droit canonique qui prévoit pour les fautes particulièrement graves, comme l’hérésie, l’avortement, l’ordination d’un évêque sans
l’accord du pape, l’excommunication expresse sans qu’il y a ait de décision). De plus toute excommunication est une mesure disciplinaire destinée à amener celui qui en est frappé à se convertir.
L’Eglise peut toujours la lever en cas de repentir ou si elle pose un obstacle à l’unité et la réconciliation.
Fourest et Vanner laissent tout simplement apparaître ici qu’elles ne savent pas de quoi elles parlent ou qu’elles cherchent délibérément à tout mélanger pour circonvenir leurs
lecteurs.
A la vue de la somme d’erreurs et d’absurdités assénées par Fourest, nous sommes maintenant réduits à devoir trancher : sous son éloquence indéniable, n’est-elle qu’une outre remplie de vent ou
manipule-t-elle et déforme-t-elle à dessein ?
La réponse la plus charitable se situe sans doute dans une voie médiane : Fourest est largement surévaluée intellectuellement et elle ne résiste certainement pas à manipuler les faits pour faire
avancer sa cause.
Question
liturgique
Quand Fourest traite de la question de la messe elle n’est pas mieux inspirée. Pour elle la question liturgique, de la part des traditionalistes, est un prétexte pour
défendre « un catholicisme traditionnel,
résistant à la modernité ». Que liturgie et doctrine sont indissociables, que la liturgie est de la théologie portée à son plus haut degré, de la théologie en acte, incarnée ne lui vient pas à
l’esprit. Que l’on puisse estimer que certaines formes liturgiques sont moins propres à témoigner de l’adoration ne l’effleure pas.
De toute façon elle n’a aucune idée de ce qu’est la liturgie et de ce qu’est le rite de Paul VI et le rite de St Pie V.
Démonstration
La preuve, quand elle aborde la question de la communion dans la main, elle cite la revue d’une autre boursoufflure médiatique, Christian Terras « cette nouvelle forme ( communion dans la main) voulue par la réforme liturgique à
équi-parité avec l’ancienne est présentée par cet archevêque comme un abus, ce qui est tout de même surprenant. »( Golias) Or jamais la réforme liturgique n’a eu pour
intention de présenter la communion dans la main à équi-parité avec la communion dans la bouche. La communion dans la main n’a jamais été qu’un indult accordé à certaines conférences épiscopales
qui en firent la demande. « Aussi, le
Saint-Siège exhorte-t-il vivement les évêques, les prêtres et les fidèles à respecter attentivement la loi toujours en vigueur et qui se trouve confirmée de nouveau, en prenant en considération
tant le jugement émis par la majorité de l'épiscopat catholique que la forme utilisée actuellement dans la sainte liturgie, et enfin le bien commun de l'Église.Mais là où s'est déjà introduit un
usage différent - celui de déposer la Sainte Communion dans la main - le Saint-Siège, afin d'aider les Conférences épiscopales à accomplir leur tâche pastorale, devenue souvent plus difficile
dans les circonstances actuelles, confie à ces mêmes Conférences la charge et le devoir de peser avec soin les circonstances particulières qui pourraient exister, à condition cependant d'écarter
tout risque de manque de respect ou d'opinions fausses qui pourraient s'insinuer dans les esprits au sujet de la Très Sainte Eucharistie, et d'éviter soigneusement tous autres inconvénients.
»(instruction
Memoriale Domini , du 28 mai 1969 ****). C’est ce Mrg Guido Marini, le maître des célébrations liturgiques pontificales, a rappelé en juin 2008 « A cet égard, nous ne devons pas oublier que la distribution de la communion dans la
main est toujours, d’un point de vue juridique, un indult par rapport à la loi universelle. » La communion dans la main est donc bien accordée comme une tolérance par rapport à la loi
universelle. La communion dans la main est une forme extraordinaire, la communion dans la bouche est la loi universelle. La réforme liturgique n’a jamais eu l’intention de développer la communion
dans la main à équi-parité avec la communion dans la bouche. C’est un mensonge de plus.
2) la doctrine de l’Eglise doit aller dans
le sens de la modernité, les modernistes sont ses guides
La confusion entre le politique et le spirituel, dans la pensée de Fourest et Venner, est totale. Cela se traduit jusque dans leur langage. Ainsi elles font souvent reproche à Jean Paul II ou à
Benoît XVI de ne pas être favorable au modernisme. Savent-elles seulement que le modernisme est une hérésie condamnée par Saint Pie X ? Pour elles, être moderniste relève certainement de
l’évidence philosophique : la société bouge, le monde évolue, tout évolue, les instituions doivent donc évoluer, la vérité de même. Or c’est précisément cette évolutionniste déteignant jusque sur
la vérité que St Pie X a révélé comme étant l’essence du modernisme(*****). Exiger d’un pape qu’il soit moderniste c’est comme exiger que le carré de l’hypoténuse ne soit plus égal à la somme des
carrés des longueurs des deux autres côtés d’un triangle rectangle. Un pape peut-être « moderniste » au niveau des modes passagères, mais quant à la vérité c’est impossible. C’est ainsi que les
papes ont par exemple renoncé à l’usage de la chaise à porteurs. Par ignorance crasse ou par stratégie, Fourest et Vanner entretiennent donc la confusion au niveau sémantique sur la double
acceptation du terme de moderniste ( le sens mondain et le sens théologique et philosophique). C’est ainsi qu’elle déplore que « ce pape choisit( Benoît XVI) de tendre la main plutôt aux pourfendeurs de Vatican II
qu’à ses défenseurs modernistes. » Mais pour l’Eglise, il suffit qu’une interprétation se veuille moderniste pour être totalement délégitimée, puisque le modernisme est une
hérésie, « la synthèse même de toutes les
hérésies », selon
St Pie X.
l'histoire de l'interdiction de la
messe
Fourest et Vanner se révèlent également aussi peu instruites des questions liturgiques à proprement parler que de l’histoire de l’interdiction de la messe. Elles prétendent, en effet, que par son
motu proprio de 2007, expliquant que la messe de Saint Pie V n’avait jamais été abrogée, Benoît XVI aurait placé l’Eglise dans l’orbite des
Lefebristes. « Autrement dit, ce ne sont
pas les Lefebristes qui redeviennent l’Eglise mais le saint Siège ( pourquoi le saint siège ? le motu proprio engage toute l’Eglise) qui rejoint la continuité qu’ils ont toujours incarnés.
», écrivent-elles.
Que ces questions touchent à des vérités profondes qui ne doivent pas être appréciées en termes de rapport de force est insalissable à nos deux idéologues et lobbystes. En 1986 déjà, une
commission composée de 9 cardinaux fut convoquée par Jean Paul II pour statuer en vérité sur le statut légal de la messe Tridentine. En 1995 le cardinal Stickler révéla que la commission avait
reconnu, à huit contre un, que jamais la messe tridentine n’avait été supprimée. A l’unanimité elle reconnaissait que tout prêtre était libre d’utiliser l’ancien missel. Le temps médiatique et
idéologique est toujours court, il faut faire avancer ses pions, obtenir des percées et la question de la vérité en est généralement exclue, tout l’enjeu étant de conquérir le pouvoir ou de peser
sur lui. Il n’en est pas de même dans l’Eglise. Ce qui est central c’est le service de la vérité. Cela prend parfois du temps car pour la servir humblement il faut faire un travail précis,
consulter, peser la situation, choisir le moment opportun et la forme à employer pour la rendre publique.
Fourest écrit ensuite :« Voilà bien l’effet du
retour en grâce du missel préconciliaire grâce à l’adoubement d’un pape ouvertement décidé réaffirmer la supériorité de l’Eglise catholique sur les autres
croyances : la
rupture de l’élan œcuménique, le retour de l’antijudaïsme et le triomphe de l’extrême droite catholique au détriment d’une vision plus tolérante et apaisée. Qui pourra prétendre faire avancer
l’Eglise vers la modernité lorsque les modernistes, et non plus les traditionalistes, auront le statut de dissident de l’Eglise ? Quand
bien même le dernier carré des fidèles ne sauterait jamais le pas, sous l’impulsion du cardinal Ratzinger et maintenant de Benoît XVI, l’Eglise n’a-t-elle pas déjà abandonné l’essentiel de l’âme
de Vatican II »
Fourest et Vanner proposent dans ce passage un concentré de toutes les absurdités déjà analysées. Nous avons déjà réglé son compte à la stupide affirmation selon laquelle l’Eglise ne se
concevrait plus comme seule détentrice de la vérité depuis Vatican II. En conséquence dire que benoît XVI réaffirme la supériorité de l’Eglise n’a aucune pertinence, puisque toujours l’Eglise l’a
affirmée. Mais surtout Fourest prétend pouvoir désigner à l’Eglise le cap qu’elle doit suivre : celui de la modernité incarnée par les modernistes. Or le modernisme, nous l’avons déjà dit, est
une hérésie. En bref la seule Eglise légitime aux yeux de Fourest est une Eglise libérale, ayant renoncé à son titre de gardienne du dépôt de la foi, une Eglise hérétique. Associée cette Eglise à
celle voulue par Vatican II ce n’est jamais, finalement, que faire sienne la grille d’analyse des traditionalistes les plus enragés, les sédévacantistes, qui contestent que l’Eglise catholique
est toujours l’Eglise. Fourest et Vanner partagent donc, en fin de compte, la même appréciation de Vatican II que ses pires ennemis.
3) Les traditionalistes s’opposent aux
modernistes, ils trahissent l’âme de Vatican II
Le grand discours du pontificat de Benoît XVI restera certainement celui qu’il a prononcé à la curie le 22 décembre 2005. Mais pour Caroline Fourest et Fiammeta Vanner, Joseph Ratzinger n’était
pas encore pape au moment où il l’a prononcé « dans ce texte, le futur pape met en garde contre une interprétation trop moderniste ». On les savait en délicatesse avec les problèmes
d’ecclésiologie, de liturgie, de dogmatique, mais elles ne s’en sortent pas vraiment mieux au niveau de la simple chronologie. Car, bien entendu, c’est en qualité de pape que Jospeh Ratzinger
s’est exprimé dans ce discours. Pourquoi donc dire le contraire ? Ignorance, stratégie ? Toujours est-il que dans ce discours, Benoît XVI rappelle que Vatican II est en parfaite continuité avec
la tradition et non en rupture avec elle, que c’était son ambition, que le Concile n’apporte aucun nouvel élément à la doctrine et poursuit une visée pastorale. Il y a de quoi chagriner Fourest,
mais c’est ce qui ressort des textes du concile et des intentions des papes qui ont ouvert et conduit le concile. Or Fourest évoque bien un discours tenu par Jospeh Ratzinger au Chili en 1988( du
temps où il présidait la congrégation pour la doctrine de la foi) où il présente également Vatican II comme un concile sans prétention doctrinale, qui n’a défini aucun dogme, mais elle ne cite
jamais Paul VI et Jean XXIII. Or voilà ce que disait Jean XXIII « Le but principal de ce Concile n’est pas la discussion de tel ou tel thème de la doctrine fondamentale de l’Église… Pour cela, il n’y a pas besoin de Concile… Il
est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de sorte qu’elle réponde aux exigences de notre temps… On devra recourir
à une manière de présenter les choses qui corresponde le mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral » (Jean XXIII, Discours d’ouverture du Concile, 11
octobre 1962) .
Paul VI lui affirma, dans son discours de clôture du 7 décembre 1965 : « Le magistère, bien qu’il n’ait pas voulu définir aucun chapitre doctrinal au moyen de sentences dogmatiques extraordinaires, a cependant proposé sa doctrine avec
autorité au sujet de nombreuses questions, à laquelle les hommes sont tenus de conformer aujourd’hui leur conscience et leur action ». Il y revint une seconde fois, dans un discours le 12
janvier 1966 : b[« Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques
solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Etant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais
il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles selon
l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document »]b.
Une fois de plus rien de ce que Fourest prétend ne peut s’appuyer sur quoique ce soit de solide, ni sur le concile ni sur les papes qui ont conduit le concile, ni sur l’enseignement du magistère
depuis le Concile. C’est donc dire que la continuité est bel et bien du coté de Benoît XVI. Mesdemoiselles Fourest et Vanner ne font donc que pérorer tout leur saoul en présentant leurs copains
catholiques libéraux, genre Terrias (authentiques modernistes au sens hérétique du terme), comme les vrais représentants de Vatican II.
Conclusion
Il ne reste rien de cette troisième partie de leur livre qui repose sur un montage invraisemblable d’approximations, d’erreurs factuelles, d’interprétations totalement gratuites, de distorsions
avérées de la réalité. Mesdemoiselles Fourest et Venner peuvent certainement en imposer aux journalistes officiels avec lesquels elles partagent une même étanchéité au réel et un même goût pour
la déformation de la vérité, mais leurs écrits ne résistent pas à une analyse un peu fouillée. Destination poubelle !!!
(*) premier article des statuts de leur association : « 1) L'association a pour objet d'étudier, de faire connaître et de promouvoir les différents droits de choisir, et notamment : le droit de choisir ses naissances
(droit à la contraception et à l'avortement), le droit de choisir sa sexualité, son mode d'union, sa famille, le droit de mourir dans la dignité, le droit de choisir son pays, le droit de choisir
son cadre de vie (respect de l'environnement). »
(**)« le caractère moral ( de la démocratie)
n’est pas automatique, mais dépend de la conformité à la loi morale, à laquelle la démocratie doit être soumise comme tout comportement humain : il dépend donc de la moralité des fins poursuivies
et des moyens utilisés(…) » la doctrine sur la nécessaire conformité de la loi civile avec la loi morale est aussi en continuité avec toute la tradition de l’Eglise(…)
»( evangelicum
vitae)
(***) Après avoir lu la 3e partie de ce livre, je ne me suis pas donné la peine de lire les deux premières parties dont je connais moins les sujets. Le concentré d’inepties que contient cette 3e
partie m’a convaincu de l’absence totale de fiabilité de ce livre.
(****)L.e Dictionnaire apologétique d’Alès la définit ainsi : « La philosophie “nouvelle ” qui est un évolutionnisme radical, se prêtait à merveille à la justification apparente de ce besoin de changement et de transformation
totale et sans fin, qui agite et passionne nos ambitieux réformateurs »
(*****) résultat de la consultation des évêques :
« Pensez-vous qu'il faille exaucer le voeu que, outre la manière traditionnelle, soit également autorisé le rite de la réception de la Communion dans la main
?
Placet : 567
Non placet : 1 233
Placet juxta modum : 315
Réponses non valides : 20.
2.
Aimeriez-vous que ce nouveau rite soit expérimenté d'abord dans de petites communautés, avec l'autorisation de l'Ordinaire du lieu ?
Placet : 751
Non placet : 1 215
Réponses non valides 70.
3.
Pensez-vous qu'après une bonne préparation catéchétique, les fidèles accepteraient volontiers ce nouveau rite ?
Placet : 835
Non placet : 1185
Réponses non valides : 128.
Ces réponses montrent donc qu'une forte majorité d'évêques estiment que rien ne doit être changé à la discipline actuelle et que si on la changeait cela offenserait le sentiment et la sensibilité
spirituelle de ces évêques et de nombreux fidèles.
C'est pourquoi, compte-tenu des remarques et des conseils de ceux que « l'Esprit-Saint a constitués intendants pour gouverner » les Églises , eu égard à la gravité du sujet et à la valeur des
arguments invoqués, le Souverain Pontife n'a pas pensé devoir changer la façon traditionnelle de distribuer la Sainte Communion aux fidèles. » (instruction Memoriale Domini , du 28 mai
1969)
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